<?xml version="1.0" encoding="ISO-8859-1"?>
<song>
  <title>AF442 Ah ! pourquoi l'amitié</title>
  <author>Alexandre Vinet / Ami Bost</author>
  <copyright></copyright>
  <hymn_number></hymn_number>
  <presentation></presentation>
  <ccli></ccli>
  <capo print="false"></capo>
  <key></key>
  <aka></aka>
  <key_line></key_line>
  <user1></user1>
  <user2></user2>
  <user3></user3>
  <theme></theme>
  <tempo></tempo>
  <time_sig></time_sig>
  <lyrics>[V1]
 Ah ! pourquoi l'amitié gémirait-elle encore
 Sur ceux qui dans l'exil comme nous dispersés,
 D'un jour consolateur ont vu briller l'aurore
 Et que vers Canaan Dieu lui-même a poussés ?
 Affranchis avant nous du mal qui nous dévore,
 Ils ne sont pas perdus, ils nous ont devancés.
 Ils ne sont pas perdus, ils nous ont devancés.
 
[V2]
 Oh ! combien ici-bas pesait à leur faiblesse
 Ce fardeau de chagrins, sur leur tête amassés !
 Et que leur pauvre coeur
 	comptait avec tristesse
 Tant d'heures, tant de jours
 	dans la douleur passés !
 Nouveau-nés de la tombe, et parés de jeunesse,
 Ils ne sont pas perdus, ils nous ont devancés.
 Ils ne sont pas perdus, ils nous ont devancés.
 
[V3]
 Qu'il est doux, dans les cieux,
 	le réveil des fidèles !
 Qu'avec ravissement, autour de Dieu pressés,
 Ils unissent au son des harpes immortelles
 Les hymnes de l'amour ici-bas commencés !
 Amis, joignons nos voix
 	à leurs voix fraternelles :
 Ils ne sont pas perdus, ils nous ont devancés.
 Ils ne sont pas perdus, ils nous ont devancés.
 
[V4]
 Le péché ni la mort
 	ne sauraient les atteindre
 Dans la haute retraite où Dieu les a placés ;
 Leur tranquille regard contemple,
 	sans les craindre,
 Sous les pas des humains
 	tant de pièges dressés.
 Leur bonheur est au comble,
 	et nous pourrions les plaindre !
 Ils ne sont pas perdus, ils nous ont devancés.
 Ils ne sont pas perdus, ils nous ont devancés.
 
[V5]
 Puisse la même foi qui consola leur vie,
 Nous ouvrir les sentiers
 	que leur pas ont pressés,
 Et, dirigeant nos pas vers la sainte patrie
 Où leur bonheur s'accroît
 	de leurs travaux passés,
 Nous rendre ces objets de tendresse et d'envie,
 Qui ne sont pas perdus,
 	mais nous ont devancés.
 Qui ne sont pas perdus,
 	mais nous ont devancés.
 
[V6]
 Quand le bruit de tes flots,
 	l'aspect de ton rivage,
 O Jourdain ! nous diront :
 	"Vos travaux ont cessé",
 Au pays du salut, conquis par son courage,
 Jésus nous recevra, triomphants et lassés,
 Près de ces compagnons d'exil et d'héritage,
 Qui ne sont pas perdus,
 	mais nous ont devancés !
 Qui ne sont pas perdus,
 	mais nous ont devancés !
 
</lyrics></song>
